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g.llaoneta.democrate@orange.fr
Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 18:48

Vous avez été près de 500 à m’accorder vos suffrages sur le canton et je vous en remercie vivement. Ce résultat n’est pas, loin s’en faut, à la hauteur de mes espérances.

Le message que je souhaitais transmettre à mes concitoyens n’a pas été entendu et encore moins compris.

Est-il encore trop tôt pour ce grand parti social-démocrate que beaucoup d’observateurs avisés appellent pourtant de leurs vœux et que j’attends depuis 25 ans.

Les vieux clivages droite/gauche ont la vie dure et refont surface dès que les enjeux sont importants. L’intrus que je suis n’a pas sa place sur l’échiquier politique actuel.

Il nous faudra travailler plus (comme dirait l’autre), expliquer encore et encore notre démarche et le sens de nos valeurs.

La tâche n’est pas insurmontable, du temps sera nécessaire.

Sur le plan strictement local, la campagne du 1er tour a été marquée par l’omnipotence d’un candidat prétendument apolitique (ex-UDF, soutenu par le maire UMP de Port-La-Nouvelle) qui a mélangé sciemment son « inaction »  à la communauté des communes (qui se doit d’être forcément consensuelle)  et sa candidature au conseil général.

Chaque jour depuis 3 mois la presse locale a relayé sans défaillir toutes ses promenades cantonales diurnes et nocturnes, les digressions quotidiennes de son comité de rédaction !

La gloire absolue à 72 ans...

Le canton a besoin de sang neuf, du soutien actif du conseil général et d’un élu qui mette tout en œuvre pour lutter contre la dégradation du niveau de vie de nos concitoyens.

Pour toutes ces raisons, le 16 mars, je voterai Lydie PASSEMAR 

Gérard LLAONETA

 


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Samedi 1 mars 2008 6 01 /03 /Mars /2008 09:53

-         Aucun favoritisme en direction de ma famille, mes amis ou mes proches.

Mon action sera guidée par l’intérêt général. J’appuierai en priorité dans leurs démarches ceux d’entre nous qui en ont le plus besoin.

-         Aucun ostracisme envers ceux qui ne partage pas mes opinions.

Je respecte les idées de mes adversaires et je me battrai s’il le fallait pour qu’ils puissent les exprimer.

-         Aucun mensonge, ni aujourd’hui ni demain.

Je lui préfère une vérité qui fâche, un aveu d’impuissance ou d’ignorance. Je ne ferai jamais dire à d’autres ce que je suis capable d’exprimer moi-même.

Un conseiller général, tout seul, isolé dans son canton, est très loin de ressembler au Père Noël. Son action pour être efficace doit s’inscrire dans celle de la majorité du conseil départemental. Donc, je voterai pour tout ce qui ira dans le bon sens, sans calcul politicien.

-         Aucune dépense superflue.

J’affirme qu’on ne peut plus continuer à alourdir l’impôt et la dette. En dehors des dépenses de solidarité et d’éducation, 1 euro dépensé devra générer un retour sur investissement palpable et visible.

-         Aucune hypocrisie et double langage.

Les chantres du Libéralisme parlent avec deux bouches : d’un côté ils clament que les fonctionnaires d’état sont des « fainéants, nantis et preneurs d’otages » de l’autre, chez eux, ils chargent sans vergogne la barque des fonctionnaires territoriaux.

La création d’emplois subventionnée par la collectivité ne sera jamais la solution au chômage.

 

Dans notre Pays, dans notre Canton, de plus en plus de nos concitoyens peinent à boucler leurs fins de mois. Je crains que la situation n’aille pas en s’améliorant.

Concentrons-nous donc sur l’essentiel, l’accessoire peut attendre…

 

Le 9 mars, votez Démocrate, votez Gérard LLAONETA
Par Gérard LLAONETA
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Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /Fév /2008 09:33

J’ai vu aujourd’hui à la télé, un journaliste de presse écrite invité, se gausser des anciennes républiques socialistes des Pays de l’est et de leurs dirigeants âgés, usés, au bout du rouleau de la vie.

 

Les Honecker, Ceausescu, Hodja et consorts poussaient à son paroxysme et confinaient jusqu’au ridicule le culte de la personnalité :

Des incapables, incultes, quelque fois illettrés membres  influents et de plein droit d’académies des sciences, des lettres, de médecine et de tout ce qui permettait de contrôler, surveiller, asservir, en un mot fliquer.

 

Le magnifique film allemand « La vie des autres » montre comment du temps de la RDA et de la STASI le commun des mortels pouvait se retrouver déshonoré, banni, torturé moralement puis physiquement avant d’être emprisonné.

A la botte de ces chefaillons et grand chef  «  des comités de propagande » prêchaient la bonne parole partout dans le pays. Vantaient jusqu’à la nausée les mérites supposés des dirigeants en excluant la moindre critique.

 

Pour les agitateurs, les mal pensants, les empêcheurs du totalitarisme les ennuis arrivaient toujours de la même façon : pression, intimidation, menace à peine voilée sur l’emploi, les aides, les permis, les autorisations, les subventions, etc.…

 

Le pouvoir trop longtemps confisqué et sans partage éloigne ceux qui l’exercent de la mesure, de la loi, de la règle, de la morale.

 

Toute ressemblance ou similitude, même très exagérée, avec des faits, des évènements, ou des personnages vieillissants qui animent les élections locales actuelles serait purement fortuite.

Par Gérard LLAONETA
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Dimanche 10 février 2008 7 10 /02 /Fév /2008 18:45

Pour plus de clarté, je tiens à préciser mes propos sur l’énergie éolienne.

Mes interrogations et mes remarques énoncées sur ce blog ne doivent pas être interprétées  comme une prise de position tranchée contre cette énergie douce.

Je pense, et je ne suis pas le seul (voir Le Figaro magazine de ce dimanche), qu’il serait salutaire d’interrompre le développement des programmes actuels, de faire une pause (un moratoire) et d’engager une grande campagne d’explication et de concertation avec la population concernée. La voie démocratique en quelque sorte !

Par Gérard LLAONETA
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 11:54

Le conseil municipal de SIGEAN s’est prononcé à une très grande majorité contre  (17 voix) le projet d’implantation d’éoliennes sur son territoire.

A LA PALME des résidents m’ont fait part de leur colère et préoccupation sur un projet similaire à proximité des habitations.

 

Le temps est venu d’énoncer quelques évidences environnementales et économiques :

 

-         L’éolien est une énergie intermittente, aléatoire et de très faible rendement. En Allemagne (pays précurseur) l’éolien ne représente que 4% de la production d’électricité.

-         L’éolien n’est qu’une source d’énergie renouvelable parmi beaucoup d’autres (le solaire par exemple avec panneaux photovoltaïques).

-         L’éolien a un impact sur l’environnement, la vie quotidienne des riverains et sur la valeur de l’immobilier.

-         L’éolien est une supercherie et un scandale financier :

Le prix du KW/h éolien est acheté 3 fois plus cher par EDF que celui de l’hydraulique et nucléaire (EDF répercute cette obligation d’achat sur nos facture, rubrique CSPE).

La société fabricante d’éoliennes verse jusqu’à 5000 euros par an et par éolienne au propriétaire du sol, le double soit 10 000 euros à la commune à travers la taxe professionnelle. Elle empoche 4 fois plus de bénéfice soit 40 000 euros (devinez qui paye l’addition au final).

 

Ces quelques chiffres expliquent que devant ces sommes d’argent considérables et l’insistance de démarcheurs rompus à des techniques de vente agressives, nos élus, soucieux de rentrées fiscales inespérées, succombent à la tentation.

Il y a une trentaine d’années la population nouvelloise avait répondu non au projet d’implantation d’une centrale nucléaire.

 

Vues la gravité et l’ampleur des projets éoliens en cours, je demande solennellement l’organisation d’un référendum sur tout le canton de SIGEAN.

Nous sommes tous concernés !

                  

                            « J’estime que ne rien dire, c’est consentir

                                    Prétendre rester neutre, c’est prendre le parti du plus fort »                                                ( Abbé H-D ROZE)

                                                        

Gérard LLAONETA

Mouvement démocrate

Elections Cantonales 2008 canton de Sigean

Par Gérard LLAONETA
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 16:34

Avec lui tout devenait possible, il promettait des solutions aux innombrables problèmes de la France.

 

Quelques uns voyaient en lui l’incarnation de la modernité !

 

Aujourd’hui l’illusionniste fait beaucoup moins recette :

 

-         La colère gronde dans l’électorat, les personnes âgées révisent leur opinion.  FILLON trouve de l’argent en faisant les fonds de tiroirs et promet une augmentation du minimum vieillesse : 5 % = 30 euros mensuel  ( coût de la mesure 2 milliards d’euros). N’est-ce pas le même qui avait annoncé notre pays en faillite ? Il oublie au passage tous les autres retraités qu’il vient de gratifier au 1er janvier d’un 1,1 % d’augmentation. et qui eux n’ont évidemment aucun problème de pouvoir d’achat.*

 

-         ARCELOR MITTAL engrange 8 milliards d’euros de bénéfices, qu’à cela ne tienne notre Président se précipite et promet 30 millions d’euros pour venir en aide aux ouvriers menacés de fermeture.

 

On mesure désormais le « n’importe quoi » de notre président BLING-BLING en panne sèche de projets (en a-t-il eu vraiment un jour ?) et  qui appelle à la rescousse les cols MAO, les plus beaux spécimens de la gauche BO-BO :  Attali, Lang, Kouchner. Comble de la honte pour cette droite qu’on disait décomplexée, Besson, avec sa tronche de premier de la classe de gauche va noter les ministres !

 

Une chatte n’y retrouverait plus ses petits …

 

Du coup, dans nos villes et villages nos édiles se lancent dans des mayonnaises plus ou moins réussies. La plupart d’entre eux s’essayent à l’apolitisme, quelques-uns en manque de soutien politique osent le « sans étiquette » qui cache le manque d’idées et de conviction.

 

Pour ce qui me concerne et en accord avec Le Mouvement Démocrate, je soutiendrai au conseil général tout ce qui me paraîtra aller dans le sens de plus de solidarité, plus de lutte contre l’exclusion, plus de mise en valeur de l’initiative privée, plus de prise en compte des véritables attentes de nos concitoyens. Je combattrai pour que l’état respecte ses engagements et donne en même temps que de nouvelles compétences l’argent qui va avec.

 

Gérard LLAONETA

Mouvement Démocrate – Elections Cantonales mars  2008

 

 

* FRANCOIS BAYROU en avait fait une mesure phare dans son programme présidentiel : revalorisation de toutes les retraites avec un minimum de 80 % du SMIC sur le quinquennat. 
Par Gérard LLAONETA
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 11:00

Croyez-moi, je pensais en connaître un rayon (vingt ans de commerce de gros) en salades (politiciennes), bananes (peaux de bananes) et autre orange (le fruit, pas la couleur) mais à la vue et à la lecture du flyer (pas tract, restons polis) mon sang n’a fait qu’un tour s’agissant du contenant et du contenu…

 

Lucien Tarantola déclare ne pas faire de la politique (sic)

Amnésie, mémoire très courte ou peur d’une Sarkoverdose dans l’électorat ?

-         Il a appartenu de très longues années et jusqu’à fin 2007 à un parti défunt : l’UDF (couleur orange)

-         Il a appelé publiquement dans une conférence de presse de mascarade à voter SARKOZY aux présidentielles, puis pour son représentant aux législatives (15 juin 2007).

 

Lucien Tarantola aurait un bilan à défendre à la CCCM.

Serait-ce un bilan prévisionnel ? Pour le reste zéro ou presque :

-         3,8 millions d’euros pour venir compléter, de façon tardive et précipitée à la fois, le financement de « l’hôpital » de Port la Nouvelle.

-         Une future distribution de bons points (en euros) aux élus fâchés en 2005 (voir ci-dessous) et réconciliés en 2007, SIGEAN faisant figure de parent pauvre dans cette répartition !

 

Lucien Tarantola ferait l’unanimité !

Ses déclarations tapageuses à la presse (5 Octobre 2007) : « il arrive parfois qu’un allié politique n’ait pas toujours la performance qu’on attend de lui. Un élu cantonal doit rassembler … » démentent cette affirmation

La réponse cinglante de Christian Théron (6 Octobre 2007) : « Lucien Tarantola dit que je ne suis pas un rassembleur… moi je constate qu’il n’est pas consensuel, sinon comment expliquer que plusieurs communes  aient eu envie, ou envisagé de rejoindre la CAN ( Leucate, Roquefort, Portel et Sigean), et puis il ne me trouve pas performant, il est mal placé pour me juger ».

Les tontons flingueurs aiguisaient leurs couteaux…

 

L’élection du Conseil Général est éminemment politique. Se cacher derrière une neutralité et un apolitisme de façade relève d’une imposture, mais je confirme qu’une route n’est ni de gauche ni de droite !

Voyez-vous, en politique comme ailleurs, il vaut mieux manier l’humour et la dérision.

 Il vaut mieux lire ce qu’écrit Lucien Tarantola plutôt que d’être aveugle !

 

Gérard LLAONETA

Mouvement  Démocrate

Cantonales du 9 et 16 Mars 2008

Par Gérard LLAONETA
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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /Jan /2008 09:00

OU COMBIEN IL EST DIFFICILE DE RECONNAITRE SES ERREURS DE JUGEMENT

 

 

 

Nous avons tous gardé en mémoire la descente de Nicolas SARKOSY alors Ministre de l’intérieur dans notre belle ville de TOULOUSE.

Devant un auditoire médusé, son discours fût sans concession. Il mit en accusation un haut responsable de la sécurité, le clouant au pilori, caricatura l’action de la police de proximité en la comparant à du baby-sitting et autres éducateurs de football.

Il fallait à ce moment là frapper l’opinion publique, montrer ses muscles, stigmatiser la délinquance ordinaire et surtout séduire et récupérer les voix frontistes. L’illusionniste commençait ses numéros et les Français leur sommeil hypnotique.

Quitte à renier demain ce que l’on affirme avec force aujourd’hui !

En guise de rupture aujourd’hui ressemble étrangement à hier (la fracture sociale et devenue la facture sociale)

Les plus éminents experts mondiaux sont unanimes sur le diagnostic et la posologie qui va avec et ce quel que soit le continent et le pays.

La criminalité, l’insécurité et moins grave mais tout aussi destructrice, l’incivilité ne peuvent être combattues  et éradiquées que de l’intérieur. A CALCUTTA, à MEXICO ou à NEW YORK les remèdes sont identiques :

  • Connaissance parfaite du terrain
  • Recrutement des fonctionnaires sur place (pas de stagiaires ni de policiers au rabais)
  • Infiltration des bandes

Le reste n’est que sémantique mais il est vrai que notre Président est un expert en communication. Rappelons pour mémoire à ses ralliés du centre et de gauche ( Kouchner, Morin, Juillet, Santini, Besson, etc.…)

  • Compromis n’est pas le synonyme de compromission
  • Opportunité n’est pas le synonyme d’opportunisme

 

Police de quartier et police de proximité c’est la même chose !

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Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /Jan /2008 18:47
Mes chers amis,

Je pense à chacun d’entre vous, journalistes qui êtes nos compagnons et nos interlocuteurs de tous les instants, élus (j’y tiens ces temps-ci plus que d’habitude), adhérents, militants et responsables de notre nouveau mouvement, sympathisants si nombreux parmi les Français de ce grand courant politique. Pour chacun d’entre vous je forme des vœux de bonheur personnel, de réussite, de courage, si vous traversez des épreuves, d’enthousiasme pour l’avenir, de fermeté dans vos choix.

Pour notre pays, je forme le vœu qu’il trouve son chemin, rassemblé, dans les temps troublés que nous traversons.

Le nouveau pouvoir est en place depuis huit mois.

Comme vous le savez, j’ai refusé, nous avons refusé d’appartenir à la majorité nouvelle, et cela n’a pas été sans conséquences. Si je l’ai fait, c’est pour des raisons lourdes, qui tiennent à l’essentiel, au projet politique et aux choix d’attitude personnelle qui sont ceux de Nicolas Sarkozy. J’ai fait ce choix sans rien ignorer de la dureté du chemin que je choisissais, ni de ce qu’il faudrait de fermeté d’âme –fermeté prometteuse- à ceux qui accepteraient ou choisiraient de faire ce chemin avec moi.

Tous les jours qui passent, je vérifie ce que cette intuition avait de fondé. Tous les jours qui passent, je vérifie, en tout cas, que les craintes qui étaient les miennes se réalisent les unes après les autres.


Quand on doit juger ces premiers mois, le premier mot qui vient, c’est confusion.

Je veux prendre le sujet qu’on nous disait principal, celui du travail et du pouvoir d’achat.

Les six premiers mois de ce mandat, les six premiers mois de gouvernement, on a dit aux Français, au fond, quelque chose de simple : « si vous voulez gagner plus, vous allez pouvoir le faire en travaillant plus, en faisant des heures supplémentaires, en faisant racheter vos journées accumulées de RTT ». Et on a présenté cela « travailler plus pour gagner plus » comme la résolution des problèmes principaux du pays.

Il y a eu certes deux désillusions assez lourdes l’une et l’autre : la première, c’est que les Français ont découvert (l’ignoraient-ils vraiment ?) que les heures supplémentaires, cela ne se décrète pas, en tout cas que cela ne se décrète pas sur décision du salarié, que ce qui fait les heures supplémentaires, c’est le carnet de commandes de l’entreprise. Et la deuxième, c’est que pouvoir politique et pouvoir administratif, sans s’en rendre compte, ou au contraire sachant parfaitement ce qu’ils faisaient, ont fait du texte « libérant » les heures supplémentaires, une incroyable usine à gaz, absolument incompréhensible, même pour les DRH des entreprises, même pour les experts comptables.

Mais enfin, dans tous les bilans de fin d’année 2007, chaque fois qu’un parlementaire de la majorité devait s’exprimer, il soulignait à l’envi, le plus, la chance qu’avait représentée pour beaucoup de salariés cet apport des heures supplémentaires. Souvenez-vous : « pour un salarié au Smic qui accepte de travailler quatre heures de plus, cela représente ce mois-ci, une augmentation de 15 %... », et tout le monde disait cela partout, sur tous les plateaux…

Et voilà que sans rien nous dire, presque sans qu’on le remarque, sans qu’on le souligne, sans nous avertir en quoi que ce soit d’un changement d’orientation du gouvernement, en fait, on a assisté ces derniers jours à un changement de cap à 180° ! Puisqu’on a découvert dans la lettre d’orientation du gouvernement, puis de la manière la plus explicite dans les déclarations de Nicolas Sarkozy hier que le but était désormais la disparition du repère des 35 heures dès cette l’année. J’imagine que si l’on supprime les 35 heures, c’est pour allonger la durée du travail. Et donc il n’y aura plus d’heures supplémentaires payées 25 % de plus, non chargées et non imposées, car elles seront remplacées par des heures normales, payées 25 % de moins, chargées et imposées ! Si je compte bien, c’est donc travailler plus pour gagner moins : un changement complet de politique du travail. Et s’il n’y a plus cette référence à la durée légale, alors il n’y aura plus d’heures supplémentaires et plus de RTT à récupérer ou à racheter.

L’impression de confusion est donc réelle et va être très lourde dès l’instant que les salariés, et notamment les cadres vont découvrir qu’on leur a dit en six mois deux choses absolument contradictoires et dont la seconde annule la première.

On a une impression à écouter les déclarations successives d’improvisation, d’influences contradictoires, de foucades, toujours assénées sur le même ton volontariste, mais où est la logique, où est la cohérence, où est la préparation, où est la négociation préalable? Une nouvelle fois, il va falloir, dans les entreprises, défaire ce qu’on a fait avant de refaire ce qu’on avait défait…

Tant d’annonces, de dossiers ouverts, la plupart du temps oubliés sans avoir avancé, tout cela pose le problème de la méthode choisie pour « réformer ».

Cette méthode nous dit-on, c’est « Tout changer en même temps ».

C’est la stratégie annoncée. Si l’on ouvre les yeux, alors on aperçoit ce qu’il y a de leurre dans cette stratégie.

Il n’y a pas un pays, pas une société, contemporaine, complexe, où l’on puisse annoncer vouloir tout changer en même temps.

Les changements qui comptent sont peu nombreux mais ils demandent de gros efforts d’explication, une réflexion approfondie, de grands et durables efforts de pédagogie. Ils demandent un calendrier pour qu’un pays les programme, y réfléchisse, les accepte et les adopte.

La politique du tournis, pour nous, c’est le contraire d’une vraie politique de réforme. Le tournis ne conduit pas le pays à la volonté durable d’adopter une nouvelle architecture sur quelques points essentiels. Et lorsqu’on s’y risque, alors la réalité se venge : elle revient en boomerang.

On l’a vu avec le pouvoir d’achat ! Entre « tout est possible » du printemps, ce qui était évidemment un leurre, et « les caisses sont vides » d’hier, ce qui est la vengeance de la réalité, entre « heures supplémentaires » et « fin des heures supplémentaires », il ne s’est pas écoulé huit mois, huit mois avec tous les pouvoirs entre les mêmes mains.

On le verra à l’hôpital : les précédentes réformes ont mis des mois et des années de travail acharné avant d’être plus ou moins mises en place. On annonce aujourd’hui une fois de plus qu’on va tout changer alors que, je vous le rappelle, la précédente réforme n’est toujours pas en application !

Il y a un côté comment dirais-je puéril, enfantin, dans cette idée qu’on va tout mettre par terre et tout reconstruire, sans réflexion préalable, sans concertation. Au bout du compte, c’est la démocratie qui en souffrira, c’est l’image que nos concitoyens ont de l’action publique.

Et cela repose sur l’idée fausse que dans un pays comme le nôtre on puisse décider de tout au sommet. Que le pouvoir d’un seul homme (c’est bien cela qu’on appelle monarchie, pouvoir d’un seul, et pas hérédité, simplement il y a des monarchies héréditaires et des monarchies électives…) peut être assez informé, omnipotent, pour être capable de décider de tout. Là encore, il y a du puéril, et du puéril qui n’est pas régressif que pour un seul, c’est régressif aussi pour la société car c’est un mal français de croire « qu’en haut » on peut décider de tout. Alors quand « en haut », on fait comme si c’était vrai, on aggrave cette faiblesse, cette névrose nationale. Toutes les institutions de la société, la démocratie sociale en particulier, au lieu de les déshabiller, au lieu de les dépouiller de leur pouvoir, il faut au contraire les responsabiliser.

Il faut non pas se précipiter dans une fuite sans fin, mais prendre le temps, de penser, d’expliquer, de convaincre.

Alors, au-delà de la méthode qui est la première différence que nous ressentons sur la politique suivie, quel est le sens profond de tout cela, s’il y en a un ?

J’ai été très intéressé par une analyse parue récemment dans le journal Challenge, signée par Denis Kessler, l’ancien numéro 2 du Medef, analyse brève, percutante, et donc d’autant plus intéressante. L’analyse est celle-ci : « La liste des réformes du gouvernement peut donner une impression de patchwork, on ne s’y retrouve pas, personne n’arrive à en voir la logique. Mais en réalité la logique existe, il s’agit de défaire méthodiquement tout ce qui a été fait en France, après la guerre, à partir du programme du Conseil national de la résistance. »

Et il me semble que là, en effet, nous sommes au cœur du sujet.

Est-ce que le modèle de société de la France républicaine, laïque, démocratique et sociale, ce modèle de société qui fait de la France un môle de résistance, en particulier dans la mondialisation est-ce que ce modèle est un modèle d’avenir ou un modèle du passé ? Est-ce qu’il faut corriger ses usures et ses dérives, qui sont inévitables en soixante ans, ou le déclarer nul et non avenu, le jeter comme un chiffon de papier pour adorer de nouveaux dieux ?

Je veux le dire au nom de beaucoup de Français : ces idéaux que nous avons contribuer à construire, nous qui étions, comme famille de pensée, partie prenante et piliers du conseil national de la résistance, ces idéaux, ce sont des idéaux d’avenir.

Résister à une société des rapports de force. Résister à une société qui considère les femmes et les hommes non pas comme des citoyens, mais uniquement comme des cibles de communication, des éléments de production et de consommation. Résister en réclamant d’y voir clair, d’être informés en temps utile, quand les décisions se préparent, en exigeant la responsabilité du citoyen qui seule permet l’épanouissement. Résister par l’éducation, par la culture. Résister par la démarche de coopération, de mutualisme. Dans le monde comme il est, dans la mondialisation dominée par un modèle unique, résister au nom de ses valeurs, c’est un projet de société et c’est un projet de civilisation.

Derrière ce grand rideau de fumée, il y a en effet une confrontation, une alternative, qui va je le crois recomposer la vie politique française.

Et c’est en effet une question de civilisation, c’est-à-dire si l’on cesse de se payer de mots pour produire un grand rideau de fumée, c’est une question de valeurs. Et c’est précisément sur la question des valeurs que nous sommes en désaccord la manière dont se comporte la politique de la France de Nicolas Sarkozy, et que j’en suis persuadé, la France, la France éternelle, est en désaccord avec celui qui la gouverne.

La France, la France éternelle, elle a besoin qu’on lui dise la vérité, elle aurait eu besoin d’une politique de vérité notamment sur la dette et la dépense publique.

La France, la France éternelle, elle veut la laïcité, dans tous les domaines -et ce n’est pas un hasard si j’évoque ce point aujourd’hui- la France, elle veut aussi bien la distinction entre religion et État qui est mise à mal aujourd’hui, qu’entre vie publique et vie privée. C’est le même genre de distinction qui fonde l’idée que nous nous faisons de la république et de la France.

La France, la France éternelle, elle veut qu’il y ait dans la vie sociale des règles simples, qui protègent le faible contre l’abus, contre la position dominante du fort, et que le reste soit pris en charge par une démocratie sociale réelle exerçant sa pleine responsabilité.

La France, la France éternelle, la France républicaine, elle veut que le monde des affaires et le monde de l’action publique soient clairement distingués, que l’un ne déborde pas sur l’autre. C’est pourquoi, par exemple, à mes yeux, le président de la République française ne doit pas être l’obligé, pour ses déplacements ou ses vacances, ou son confort, de l’une ou l’autre des puissances financières ou étrangères qui peuvent avoir intérêt à ces liens d’obligation.

La France, la France éternelle, elle veut une diplomatie de résistance et non pas une diplomatie de complaisance, à l’égard de quelque puissance que ce soit. Ainsi la voix de la France sera pondérée, originale et entendue. Pardonnez moi de le dire ainsi, et cela me peine de le dire : je vois plus d’indépendance aujourd’hui, indépendance nationale et indépendance européenne, chez Angela Merkel que chez Nicolas Sarkozy, qui donne des gages à tous ceux qui ont la puissance, la plus impressionnante, comme les Etats-Unis, la Russie ou la Chine, ou la plus frelatée, comme Kadhafi.

C’est sur la question des valeurs, en effet, des valeurs de civilisation, que peu à peu se concentrera le débat sur l’avenir de la France.

En même temps, se posera inéluctablement, devant les résultats constatés et les dérives toujours plus nombreuses, la question même de notre démocratie.

Tous les jours on ajoute des commissions aux commissions pour récrire, prétend-on, notre constitution, en vérité pour que rien de décisif ne change. Or, un jour viendra où la question se posera aux Français la seule question qui vaille : savoir s’il est bon et s’il est juste pour notre pays, seul dans le monde, qu’un homme seul puisse s’arroger autant de pouvoirs sans aucun contre-pouvoir effectif.

Ma conviction est que la cinquième république était écrite pour des présidents sages.

C’est la sagesse qui aujourd’hui manque le plus. La sagesse manque partout.

Les mots utilisés comme rideau de fumée pour dire le contraire de la réalité, comme George Orwell l’avait prédit lorsqu’il dessinait ou annonçait. On dit politique de civilisation, or il s’agit de l’abandon de la civilisation au profit de la société de la force, de l’argent et de la « pipolisation ».

Les réformes abandonnées aussitôt que décidées, tout nouvel événement donnant lieu à l’annonce d’un nouveau texte alors que le précédent n’est pas encore appliqué, on le voit par exemple, en matière de justice, de droit pénal…

Les annonces précédant toujours la réflexion, dans une fuite en avant éperdue, où le lendemain perd de vue ce qui a été dit la veille. Autrement dit, non pas une politique du durable, mais une politique de l’éphémère, entièrement concentrée non pas sur la conscience des citoyens, mais sur la communication.

Le jour viendra où les Français comprendront qu’ils sont de ce perpétuel abus de pouvoir, de cette fuite en avant, les premières victimes. La question de la démocratie, la question de nos institutions, elle n’est pas derrière nous, elle est devant nous. Le jour vient où la République et les citoyens français exigeront des institutions démocratiques : les équilibres nécessaires pour imposer la sagesse même à ceux qui en manquent le plus.

Ces deux enjeux, valeurs qui construisent un projet de société, aussi bien que d’authentique civilisation, et institutions qui font la démocratie, ces deux enjeux sont si grands, si cruciaux, l’attaque est si rude contre ses valeurs, qu’ils supposent des rassemblements nouveaux. Je vois bien, et je trouve que c’est heureux même si on n’en parle pas encore que des Républicains, des démocrates, des citoyens de toutes opinions s’interrogent, y compris parmi ceux qui avaient fait une confiance sans mesure au candidat Nicolas Sarkozy. Ces interrogations préludent à une demande, à l’attente d’une alternative, d’une proposition politique pour que la France retrouve ses valeurs, une méthode calme et de fond pour la réforme, des institutions qui la rassurent et lui permettent de choisir son chemin. Je forme le vœu que l’année qui vient, après les échéances électorales locales qui vont voir proposer de notre part une démarche nouvelle, et des équipes nouvelles elles aussi, cette proposition politique, nouvelle, alternative, se forme et s’affirme. En tous les cas pour vous nous serons au rendez-vous.

Je vous remercie, très bonne année à tous !

 



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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 12:22

( Complexe sportif, économique et environnemental dédié au cheval)

 

De PORT LA NOUVELLE jusqu’à LEUCATE, nous avons la chance de posséder d’immenses zones de terres sauvages et marécageuses. Il est de notre devoir non seulement de préserver l’équilibre fragile de cet écosystème mais surtout de donner un sens à sa mise en valeur.

Le classement du plateau de Leucate, la cession de plusieurs centaines d’hectares des Salins du Midi au Conservatoire du Littoral, l’excellence de Sainte-Lucie vont bien évidemment dans ce sens là. Ces sanctuaires sont indispensables à la survie de centaines d’espèces d’oiseaux et de plantes.

 

Je constate depuis mon enfance la multiplication, assez anarchique par ailleurs, de ranchs et autres manades, la présence toujours plus nombreuse de chevaux dont les propriétaires sont des particuliers. Une évidence s’impose : le cheval est heureux et vit vieux  et en bonne santé dans notre région *. Plutôt que de le chasser pourquoi ne pas le réintroduire dans ces milieux protégés et sensibles, en faire un atout touristique et un enjeu économique.

 

Cet état de fait inspiré de ces constatations relève une incohérence. En effet, le Languedoc Roussillon est un désert en matière d’infrastructures équestres et hippiques.

Dotons nous sur une trentaine d’hectares  de ces aménagements : centre sportif d’entraînement aux concours équestres, hippodrome, thalassothérapie équine, etc.…

Le projet est ambitieux, il devra emporter l’adhésion de tous les élus. Il permettra d’organiser tout au long de l’année des évènements régionaux et nationaux d’importance. Créateur de nombreux emplois pérennes, ce projet donnera à notre littoral un label environnemental, une déclinaison touristique originale et différente des sempiternels casinos et habituels aqualands.

Toutes les bonne volontés seront les bienvenues.

Rejoignez-moi sur ce projet !

 

 

*  scoop : prochainement un éleveur ariégeois, producteur de lait d’ânesse ( confiserie et cosmétique) amènera ses équidés en villégiature à Port la nouvelle.
Par Gérard LLAONETA
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